Le bien fondé des mécanismes de garantie comme outils pouvant potentiellement encourager les banques à prêter à certains secteurs comme celui des petites activités génératrices de revenus continuent à faire débat. Les fonds de garanties peuvent créés par le secteur privé ou par le gouvernement et sont utilisés pour payer à la banque prêteuse un pourcentage prédéfini des pertes subies sur les crédits garantis. Cette ‘assurance’ réduit le risque encouru par la banque, lui permettant ainsi de se tourner vers des clients qui ne possèdent pas les cautions ou la réputation suffisantes pour l’obtention d’un prêt bancaire.
Les premiers fonds de garanties ont été créés en Europe en 1848. Il s’agissait alors de véritables associations qui constituaient leurs propres fonds de garantie mutuelle. Les fonds de garantie appuyés par l’Etat ont joué un rôle important dans la période de reconstruction de l’après guerre en Europe. Dans les années 1970 et 80, une nouvelle vague d’expériences autour des fonds de garantie a lieu dans les pays en développement mais la plupart d’entres elles ne connaitront pas le succès espérés. Nous assistons aujourd’hui à un regain d’intérêt pour ces mécanismes de garantie et il est important de tirer les leçons du passé pour éviter de reproduire les mêmes erreurs. Il n’existe pas de format standard ou de modèle parfait à appliquer pour la réussite d’un fonds de garantie. Au contraire, cette réussite dépend de la capacité à adapter et à intégrer le fonds au cadre financier et institutionnel préexistant.