Assurance

TitreLa microassurance est-elle une priorité pour les pauvres ? Comprendre la demande de services financiers de gestion des risques
AuteurChurchill C.
Langue du contenuFrench (fr)
Type de documentArticle
Date de publication2004
DescriptionAujourd’hui, le monde de la microfinance cherche à en savoir toujours davantage dans le domaine des assurances. La microassurance est un thème de plus en plus à l’ordre du jour des conférences, et de nombreuses publications récentes ont relaté les premières expériences dans ce domaine tout neuf. Cet intérêt croissant renvoie aux objectifs à la fois sociaux et commerciaux sur lesquels repose la microfinance.

D’un point de vue social, de nombreuses institutions de microfinance (IMF) ont reconnu que l’accès des microentreprises aux services de prêt ne suffisait pas à éliminer la vulnérabilité des ménages à faible revenu. Les microentrepreneurs restent vulnérables à nombre de périls qu’une assurance pourrait prendre en charge en aidant les foyers à faible revenu à gérer la situation. En outre, toutes les personnes à faible revenu ne travaillant pas à leur compte, certains services de microassurance, telle l’épargne, peuvent permettre aux IMF d’augmenter leur impact sur des communautés défavorisées plutôt que se cantonner à aider les microentrepreneurs.

D’un point de vue commercial, l’assurance peut améliorer la qualité du portefeuille de prêts étant donné que les lourdes dettes sont souvent dues à un décès ou à une maladie dans la famille du client. Les IMF intéressés par l’élaboration de nouveaux produits tels que l’assurance pour toucher de nouveaux marchés, fidéliser les clients et augmenter la compétitivité. La vente croisée – l’offre de plusieurs services au même client – accroît l’efficacité en réduisant le coût d’achat de chaque produit. Une relation diversifiée avec le client peut également renforcer la fidélité du client (ou réduire les défections en rendant le départ coûteux ou difficile). Les IMF s’attendent, en outre, à ce que les primes ou les commissions des courtiers de microassurance soient une nouvelle source de capital ou de revenu.

Au-delà d’un intérêt évident, aussi bien en termes de développement que de commerce, des questions de fond subsistent. La population à faible revenu veut-elle d’une assurance ? Est-il raisonnable d’essayer de persuader les sceptiques que les primes d’assurance sont nécessaires quand on dispose de ressources très limitées ? Quel est le segment de marché pour lequel l’assurance sera un véritable moyen de gérer les risques, et quels risques ?

Afin de mieux comprendre la demande potentielle pour la microassurance, il faut l’envisager dans le contexte des alternatives proposées, épargnes disponibles et prêts d’urgence. Cet article traite d’abord des circonstances dans lesquelles l’assurance est préférable à tout autre service financier qui permet aux personnes à faible revenu de gérer des risques et conclut sur des suggestions pratiques pour améliorer les trois types de services financiers de gestion des risques.

EditeurADA
Nombre de pages20 p.
EditionADA Dialogue
ID de collection200406
Mots-clés MICROASSURACE,  GESTION DES RISQUES
Téléchargement