Depuis longtemps, les personnes gèrent leurs problèmes d’argent de manières diverses. Ils ont inventé une variété de solutions pour épargner et emprunter qui n’appartiennent pas à la sphère des institutions formelles réglementées et qui sont connues comme mécanismes de services financiers informels. Ils comprennent les clubs d’épargne que les personnes gèrent elles-mêmes, les clubs d’épargne qui sont gérés par des tiers, par ex., les organisations religieuses ou d’aide sociale, ou par des gérants commerciaux rémunérés, et les fournisseurs informels comme les prêteurs conventionnels, les prêteurs sur gage ou les collecteurs de dépôts. Les mécanismes informels sont encore très importants dans un grand nombre de communautés pauvres et il conviendrait que les travailleurs du développement ne les rejètent pas comme étant inappropriés ou relevant de l’exploitation car ils sont souvent indispensables aux stratégies des moyens d’existence des personnes.
La promotion des groupes d’entraide en réponse à l’absence d’accès aux services financiers formels est de nos jours une stratégie courante du développement. Ils fonctionnent comme les « petites banques » de villages de droit propre ou bien fournissent un système de garantie qui permet à leurs membres d’emprunter auprès d’autres institutions. Le modèle indien du lien entre les groupes d’entraide (SHG) et les banques est connu dans le monde entier et les associations villageoises d’épargne et de prêt, initialement appuyées par CARE Afrique sont très répandues. Un autre modèle, initialement appuyé par FINCA est connu sous le nom de banque villageoise. De nombreux groupes d’entraide restent petits et informels; certains créent des fédérations qui deviennent des entités légales puis des institutions formelles dont les membres sont les propriétaires. Les interventions de certains donateurs ont conduit à la création de fonds d’emprunt gérés par la communauté, bien qu’il ne soit pas tout à fait clair si ces structures sont provisoires ou permanentes.